Pour une économie de l'amour : l'anthroposophie en Egypte
Parmi les entreprises inspirées par l'anthroposophie porteuses d'une identité originale, et donc source d'inspiration pour le travail culturel anthroposophique, Sekem est l’une des plus florissantes. Un entretien de Wolfgang Held avec Helmy Abouleish.

11 février 2024 · 6 mn de lecture

Comment se porte Sekem ?
Vu la période difficile que nous traversons tous, nous allons très bien. Nous sommes dans une phase de développement que j'observe, que nous observons chaque jour avec reconnaissance.
La crise climatique, le recul de la biodiversité, tous ces défis écologiques nous appellent avant tout à changer notre économie, nos modes de gestion, qu'en penses-tu ?
Je crois qu'il convient de faire un pas en arrière. L'enjeu est une nouvelle conscience, un changement de conscience qui doit ensuite transformer la vie économique par de nouveaux modes d'action. Tant que notre façon de penser habituelle et notre âme rationnelle domineront le capitalisme et l'économie, il faudra être extrêmement intelligent pour trouver des solutions permettant de gérer les ressources de façon durable, même dans une culture marquée par la rationalité. Si nous remontons à la source, à l'origine de nos actions et de nos conceptions, nous tombons sur notre conscience, sur l'évolution de la conscience. C'est le cœur du développement humain. Dans l’environnement présent, avec les caractéristiques de notre conscience actuelle, règne une vision du monde capitaliste et basée sur l'exploitation. Elle nous a apporté tout ce que nous connaissons aujourd'hui en termes de confort, mais aussi de périls pour notre vie.
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